lundi 16 mars 2009

Le petit carré


Enfin les arbustes sont arrivés y’a des génévriers, iris, barbe de bouc et un stephanandra demain on plante tout ça. Le petit carré est maintenant tout fleurie en espérant que les plantes tombent pas malades. Y’a une plante du nom de patriote, d’autre sont Hasta fortunei Hyacintina, Vinca minon petite pervenche, Aruncus Aethusifolius. Y’a plus qu’a regarder ça s’épanouïr c’est la fin, enfin le jardin. Le mien reste une terre inculte un jardin que les larmes labourent. Si j’écris ce texte c’est pour moi égoïstement. Je le partage avec vous pour me rendre à l’évidence de tout les jardins infinis qui parcourrent le monde ces jardins nommés humain qui espèrent le bien.



Cet été je ferai un jardin. J’en prendrai bien soin. Clémence Desrocher. Des marguerites a effeuillées. Y’a personne dans ma tête. Je veux me colorer comme le carré. Je fane, je fane abrité du soleil mes racines sont sèches. The flower grow’s when there is no more snow, the flower grow’s when it’s no more down below, the flower grow’s within belief ans sorrow. Les fleurs résistent à la nuit. Les arbres verdissent. La municipalité se mêle des affaires du carré. Avec un camion j’irais chercher de la terre d’autre fleurs, des arbustes. Mais je regarde le carré avec sa terre à peu près nue ses petits tas épars la pluie qui tombe dessus. En ville ça passe inaperçus on s’en sert pour mettre les détritus ou pisser dessus. La ville c’est le terrain des mauvaises herbes on remarque pas les pousses saines. Tout le monde est pris avec ses chardons. J’ai la pierre dans le cœur balayé par le vent la pluie elle reste là s’érode rien n’y parais la surface est rugueuse le fond s’effrite. Le carré est toujours en travaux. J’espère des fougères. Le carré est en latence la terre sèche vite les fleurs résistent. Voilà! C’est vert ça ressemble à l’été le petit carré dors attendant le soleil de fin de journée. La botanique… La botanique…les bulbes. Grow, grow springtime go row winter row as leaves throws shadows on badtime and sorrow. La mauvaise herbe ça guéris pas l’herbe à poux donne des allergies, à puce des irritations, le carré c’est pas des rhododendrons.


Y’a le potager de ma mère, les pommes de terre, les radis, les gourganes, les tomates, les fine herbes et les fleurs. Les arbres autour de sa maison. J’y vois rien affamé de bitume. Je fouille dans la terre du carré je casse la pierre pour du rouge du bleu du vert. C’est l’extra les fleurs qu’on vois pas l’expression du bon citoyen. C’est ma campagne à moi entre le trottoir et l’asphalte. Je suis paysan j’écoute la musique des racines j’ai gardé mes habitudes rurales. Le jardinier de la municipalité passeras bientôt, les fleurs seront déjà là, j’espère un bac pour recouvrir la pierre en attendant ça fait dur c’est interminable. Mois de mai mois de Marie y’a des fleurs devant sa statue dans une demi baignoire comme alcôve. La terre deviens poussière demain apès l’orage elle seras grasse. De l’eau pour les fleurs dans le smog précoce le petit carré bois les fleurs boivent il en resteras demain. Du trèfle. Une terre aride pour les plants da pavot on en tire le lait et on se met à l’opium. Les fleur du mal sont loin du petit carré c’est du jardinage à bon marché. Il pleut les pissenlits se sont refermés. As I see the rose raise tomorrow will leave a praise on how flower embrace on how color trace air earth hearth show’s everything grace.



Le petit carré pour le moment est en plan il est bien piètre quelques fleurs et la terre. Le jardin c’est une promesse de fleurs qui embaumeront ma vie. Un florilège de parfum d’une nuit, aux étroites pétales closes emprisonnant le pistil attendant le pollen fertile, fertile le petit carré. Je cultive les fleurs comme l’art de ne rien dire ça fait des tas de terre des pousses verte dans de la roche parsemée de chienlit. Ça reste en friche pas terminé c’est si petit et infini ça ma fait mal jamais je verrai fleurir. Une orchidée, voilà! Je suis une orchidée qui perd ses pétales pourtant je creuse, j’étend, j’arrache. Des bégonias çe serait bien aussi. Le petit carré est encore laid. C’est un peu idiot de voir son âme comme un jardin mais j’essais d’y croire.


Le jardinier a remplis un bon de commande en inscrivant rush, rush,rush, je retransplante la petite verdure déjà là. Il parle de quinze variétés de vivaces. Ensoleillé la mauvaise herbe pousse les pissenlits étalent leur jaune. Le petit carré a des allures de champs de mines. J’ai le jardin dévasté le jardin décrissé. Je préfère les fleurs à la foule y’en a pas encore assez pas de pommes de pins. J’ai hate de jouer dans la terre. Je veux faire le chien et me rouler dans l’herbe, chasser les charençons en fouillant dans le petit carré. L’asiatique transplante des oignons, je sais plus à quoi m’attendre, jardin, potager, elle joue dans mes plate-bandes. Il est trop tôt pour, en soulevant une pierre, trouver un cricket qui chante. Ça prend de la patience attendre les fleurs et pas laisser sécher les semis. La pierre n’est plus une pierre c’est le socle en ciment d’un poteau. Au marché y’a des bacs de fleurs de toute les couleurs j’ai pas un sou. L’horticulture, l’horticulture, les pissenlits sont en pollen, en face, près du petit érable, y’a des fleurs de moutarde. Ça me fait mal quand je pense aux fleurs qui sont pas encore là. Quand est-ce qu’on va les voir les fleurs? Les émérocalles résisteront pas à une deuxième transplantation. Je rêve d’un sous bois, de fougère, de tête-de-violon. Moustaki “Il y avait unjardin qu’on appelait la terre”. Des gardénias, des coquelicots, des mimosas, fleurs je vous attend pour de la couleur. Je vous attend et je hurle à la lune fleur étend et tant aux couleurs de la brume. Des Saint-Joseph on appelle ça des pétunias. Le jardinier est pas là. Faut transporter les pierres dans un terrain vague. Y’a dix huit sacs de terre qui arrivent les vivaces aussi. J’ai hate, j’ai hate de voir tout ça fleurir, j’ai l’impession de mourir. Le printemps passe et y’a pas grand chose de planter. Y’a des boîtes d’annuelles je ne sais de quelle variétés, orange, mouchetées de rouge, enfin ça bouge. J’ai hate de transplanter tout ça. J’en pleure tellement je désire des fleurs, à la radio, comme toujours, Neil Young, fleurs, fleurs du présent, fleurs du passé, vous colorez tout le temps mes images délavées. Les pousses de l’asiatique sont disparues. J’ai de la peine. Je serai là je ratellerai ça, l’hiver est vraiment finis et le carré est pas encore verdis. Que de la terre qui attend et des plantes ça en prend. Un miroir brisé dans le petit carré. Mon visage reflète le désarroi les fleurs ne sont pas là le carré n’est encore qu’un désir de jardin. Un miroir ça nous ramène qu’à nous même, à son jardin qui tarde à fleurir, l’asiatique a semé du trèfle, ma terre, ma terre noère de vers ma terre à fleurs ma terre à terre. J’ai enfouis le trèfle de l’asiatique. Aujourd’hui dans le petit carré un rat crevé je l’ai jeté à la poubelle je laisse la terre dormir. J’ai reculé sur la plantation pour mieux étendre, mieux étendre la terre ingrate. Des fleurs fanées voilà ce que je risque de planter je tarde trop je perd la floraison. Y’a des géraniums au marché. Lentement, la terre se tappe, craquelle, des cailloux gissent dessus, terre morte qui attend la fertilisation par la transplantation. IL pleut, le petit carré ruisselle gorgé d’eau. Mes racines sont à découvert l’arbre est brisé plein de champignons. Ha mon jardin c’est le beau temps et je t’attend je t’attend fleur les corolles au vent l’été c’est une fois l’an et je suis impatient tout ce temps dans la terre dans le sang hémisphère tannant.




Le petit carré fleuriras pas avant la Saint-Jean trop de gens trop d’intermédiaires entre les fleurs et la terre. Ça va rester dru et drabe c’est pas les jardins de Babylone. L’asiatique remplis ses pots avec la terre du carré c'est interdit elle avance dans la plantation de ses herbes exotiques. C'est idiot je crois au jardin à son effet apaisant les fleurs c'est un début coloré qui me réjouïs. Je prend ça a cœur trop a cœur pour des fleurs. Ce soir c’est les fleurs du mal, épilepsie, overdose, sida elles sont presque mortes, blêmes sous le soleil noir de juin. Le petit carré s’endort éclairé par les phares, les corolles se sont refermées en attendant le matin. J’arrose les boîtes et la tranchée je regarde les fleurs s’épanouïr et le reste du petit carré nu à en faire pitié. Je sais pas si elles vont s’étioler. “Un jardin est continuellement en proie à l’érotisme, au vice, à l’inquiétude, à l’angoisse, à la haine, aux agitations de toutes sortes” Jean Cocteau.








C’est le printemps l’été s’en viens ça verdis lentement. J’entreprend le petit carré de terre devant l’édifice, c’est plein de cailloux, après le labour, en plein centre y’a une énorme roche, je sais pas quoi en faire, avec une barre de fer je parviendrais peut être à la défiger. Je donne un coup de rateau pour ratisser les petits cailloux reste des sacs de terre a étendre, des pierres à se débarasser. La chaleur est là les feuilles apparaissent lentement. J’attend les instructions pour le petit carré de terre. Il pleut. Ai aperçu quelque tulipes. J’étend du terreau sur le petit carré en ai vidé six sacs de trente litres. J’attend, essaye de briser la grosse pierre avec un marteau et un ciseau a froid ai pas réussi. J’ai de la terre sous les ongles, mes semelles traînent le terreau sur la moquette. Des hémérocalles poussent dans le carré. Y’a des sillons dans la terre, pour les fleurs, je sais pas quelle espèce, elles vont courir. Je regarde le carré y’a rien de planté c’est les coups de rateau. Je pense a transplanter du lichen sur la grosse pierre, c’est pas assez humide. Les pissenlits. Échinacées. Une toile géothermique serait nécessaire pour empêcher la mauvaise herbe. Un rameau tressé traîne sur le tas de cailloux. La terre est humide et froide. Les fleurs vont pousser en orgueil. Il fait encore trop froid, zéro la nuit, pour planter. La grosse pierre est nettoyée, y’a plus de terre qui la recouvre, elle trône au milieu du carré. Elle me nargue je me demande quoi en faire. J’ai hate de voir la couleur des fleurs. Mon petit carré est bien chenu dans le béton blanc. Je creuse pour planter un arbuste fait un petit buton dans le coin du carré y pose une plaque avec bonheur écris en chinois. Potentille, vivace, bien, bien jolies. Je mesure le carré c’est en fait un rectangle de dix pieds par dix sept pieds. La grosse pierre a trois pieds par trois pieds et demi. Je pense à la recouvrir d’un baquet, d’une boîte en bois pour y planter des saisonnières. Le carré c’est le cycle de la vie ça apporte de l’humilité. J’espère planter encore pour l’instant c’est l’obstacle de la pierre. Bientôt y’auras des rubéchias des ancolies. Quel beaux noms je me réjouïs de la couleur de l’ancolie. Du gel est annoncé pour ce soir. J’ai peur pour les fleurs. Je suis le carré un peu tout croche remplis de pierre la terre noire éclipsant les couleurs mais à l’été mais à l’été je fleurirai. Je suis trop rapide avec la pelle ai mal à l’épaule gauche. Il faut souffrir pour voir la floraison. Je suis trop près de la terre humide, agenouilé pour transplanter. Ça va geler cette nuit. Ne jamais transplanter avant le quinze de mai. Y’a des violettes j’espère qu’il y auras aussi des Saint-Joseph. Les vandales ont pas arraché les plantes y’a pas eu de gel. Le carré dors remplis de trous et de butons. Je me distrait par les fleurs, les annuelles, les saisonnières, les vivaces, les printanières. Demain c’est l’orgie de rosiers nains. Je ferai pas de couronne les fleur s’épanouissent dans le sol aride près d’une roche. Le rocher menace de me fendre le crâne laissant de l’écarlate dans ce carré multicolore a venir.

Aucun commentaire: